5 choses à savoir sur la dépression chez les aînés – Laval, Montréal, Rive-Sud

5 choses à savoir sur la dépression chez les aînés – Laval, Montréal, Rive-Sud

Selon une étude de l’Institut de la statistique du Québec, 20 % des personnes âgées au Québec montrent des signes de dépression. La dépression chez les aînés est encore plus répandue chez ceux qui vivent en centre d’hébergement. De plus, une forte majorité des aînés ne cherchent pas à obtenir de l’aide pour faire face à leur dépression. Celle-ci demeure souvent non diagnostiquée, et les personnes qui en souffrent ne savent pas toujours reconnaître ses symptômes.

Pour les aidants qui côtoient des aînés au quotidien, il est important de savoir reconnaître les signaux de la dépression. Leur vigilance peut faire en sorte que leurs proches ne souffriront pas en silence ou inutilement. Voici cinq choses importantes que tout aidant doit savoir afin de reconnaître la dépression et d’obtenir un diagnostic et un traitement. C’est un bon moyen d’aider leur proche à faire face à la dépression.

1. Reconnaître les signes

Naturellement, tous les gens ne montrent pas les mêmes symptômes en cas de dépression, mais les signes qui suivent peuvent servir d’indice que quelque chose ne va pas.

  • Un état d’abattement persistant;
  • des sentiments d’anxiété, de peur, de culpabilité ou d’inquiétude;
  • la douleur psychologique;
  • la perte d’intérêt envers des activités autrefois aimées;
  • les troubles du sommeil;
  • la perte d’énergie ou la fatigue chronique;
  • l’irritation ou l’impatience envers tout et rien;
  • des changements dans l’appétit, la perte ou la prise de poids;
  • des difficultés de concentration.

2. Les comportements symptomatiques

Lorsque la dépression n’est pas soignée, les aînés qui en souffrent peuvent voir leur santé émotionnelle et physique affectée de diverses façons. Voici certains symptômes et indicateurs à surveiller.

  • Les crises de colère;
  • les troubles de la mémoire;
  • la dégradation rapide de la santé physique, l’apparition plus rapide d’une maladie cardiaque et le déclenchement possible d’un accident vasculaire cérébral;
  • les sentiments d’impuissance et de désespoir;
  • des problèmes relationnels avec les amis proches et la famille.

3. Reconnaître les causes possibles

Lorsqu’on a reconnu suffisamment de symptômes, il est important qu’on essaie de comprendre ce qui est à la source de la dépression. Les possibles raisons d’une dépression sont très nombreuses, mais certaines sont fréquentes chez les aînés. La liste qui suit est donc forcément incomplète, mais elle peut être un point de départ.

  • La solitude;
  • le deuil d’un conjoint, d’un membre de la famille ou d’un ami;
  • la perte de mobilité, le fait de ne plus pouvoir pratiquer un loisir qu’on aimait;
  • la démence sénile;
  • les préoccupations financières;
  • le sentiment de ne plus contribuer à la vie de la famille ou à la société.

4. Devenir un aidant impliqué

Il n’est vraiment pas facile de déterminer si un proche est dépressif. Mais il y a moyen d’aider une personne qui en montre les symptômes.

  • Optimisez les consultations entre soignants et aînés en posant des questions.
  • Lorsque vous remarquez un changement de comportement, parlez-en.
  • Trouvez un moyen de vous former pour mieux aider, comme les premiers soins en santé mentale.
  • Encouragez vos proches à demander de l’aide professionnelle afin de pouvoir reprendre goût aux activités qu’ils aimaient faire auparavant.
  • Partagez vos connaissances et sensibilisez les gens à l’aide qu’ils peuvent apporter ou qu’ils devraient demander.
  • Devenez une référence, une ressource d’information pour d’autres personnes qui prennent soin d’un aîné dépressif.
  • Soyez patient! Se remettre d’une dépression est un processus dont la durée varie beaucoup selon les personnes.

5. Des tactiques pour aider le traitement de la dépression

Personne ne mérite de souffrir de la dépression durant les dernières années de sa vie. Les aidants ne peuvent appliquer eux-mêmes un traitement contre la dépression, mais ils peuvent aider. Voici quelques tactiques.

  • Encouragez la pratique d’activités physiques légères; l’endorphine aide à remonter le moral.
  • Créez des occasions de rencontrer des gens, d’activer la vie sociale de l’aîné.
  • Provoquez des sorties à l’extérieur, comme une simple marche, un pique-nique ou simplement s’asseoir au bord d’une rivière.
  • Mettez à l’horaire des activités et des jeux que l’aîné a toujours aimé pratiquer.
  • Faites travailler sa mémoire en lui demandant de raconter certaines histoires ou de décrire d’anciennes photographies.
  • Aidez à diminuer son stress ou son anxiété en préparant une tisane, en faisant jouer de la musique calme ou en proposant des activités relaxantes.
  • Lorsque l’aîné dont vous prenez soin parle de ses inquiétudes ou des choses qui l’angoissent, prenez le temps d’écouter activement.
  • Faites un suivi de la prise des médicaments ou de suppléments alimentaires.

Le traitement de la dépression est mené par le médecin et le psychologue, mais les aidants sont en bonne position pour offrir un soutien émotionnel très précieux. Montrez à votre proche qu’il n’est pas seul et qu’il peut encore profiter de la vie avec les gens qui l’entourent.

Si vous souhaitez avoir un coup de main pour aider un proche aux prises avec la dépression, contactez-nous dès aujourd’hui : une infirmière se présentera chez vous ou chez la personne qui vous est chère pour une consultation gratuite et elle vous aidera à comprendre toutes les options de soins à domicile que nous offrons dans la grande région de Montréal.